Le trac de parler à un fantôme

Fantômes CC Flickr Elvin

Comment Jeanne a appris à utiliser son trac comme un avantage pour s’imposer dans un monde d’hommes

 

Peu avant l’été, j’ai accompagné pour une grande banque une cliente qui se sentait mal à l’aise pour prendre la parole devant les caméras et lors de conférences. Sa voix était blanche, bloquée au niveau de la gorge, sans réussir à se connecter à une respiration profonde.

En utilisant la méthode du photo-langage, nous avons fait une découverte : un de ses grands-pères venait lui compliquer la tache. Parler face à ce fantôme bourru, c’était se battre contre des générations d’hommes de sa famille qui n’attendaient des femmes que le silence. Un drame historique se rejouait avant chaque phrase. Pour Jeanne, la seule façon de diminuer la pression, c’était de ne pas trop attirer l’attention sur elle, d’où cette voix éteinte.

Oser s’adresser à cet homme en revendiquant toute sa puissance et toute sa compétence représentait un sacré challenge. Une fois cet objectif identifié avec elle, j’ai pu l’aider à l’atteindre. Pendant cette traversée, son trac était intense mais supportable grâce à la méthode suivie.

Désormais, à chaque fois que son trac vient se manifester avant une prise de parole, Jeanne peut l’accueillir pour ce qu’il est : le signe de son envie de transformer son destin. Cela lui donne une motivation profonde qui impressionne ses proches et ses collègues.

Le stress de la prise de parole se modifie en premier lieu grâce à des interventions purement technique (centrage, adressage, mobilisation), mais aussi à un travail en profondeur qui s’intéresse à ce qui se manifeste au moment où la personne semble perdre tous ses moyens. Je revendique une méthode qui prend appui sur ces deux axes.

 

 

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