Le stress d’avouer son stress

Photo CC Max Pixel

Je vais vous parler d’une occasion manquée. A mi-chemin de notre travail, je demande à un client s’il peut me recommander à des homologues PDG comme lui, ou à des cadres de son entreprise.

Son premier réflexe, c’est de dire oui bien sur. Il est conscient du chemin déjà parcouru : il est plus à l’aise lorsqu’il anime ses réunions. Et il m’avoue même qu’il communique mieux avec sa femme. Je ne savais pas qu’il avait cet objectif, mais ça me fait bien plaisir.

Mais lors des sessions suivantes, pas de nouvelles. J’hésite à le relancer, puis un jour je me permets de revenir a l’assaut. Et là il m’avoue sa gêne : dire autour de lui qu’il est coaché lui fait bizarre. En fait ça le stresse de devoir montrer qu’il a eu besoin d’aide pour gérer son stress de parler en public !

Et là, par délicatesse, je ne réagis pas. Et c’est dommage. Non pas pour l’aspect commercial. Mais parce que je n’ai pas pensé à lui faire précisément travailler cette difficulté d’apparaître dans sa fragilité face aux autres. Je m’en suis rendu compte alors que nous avions exploré un autre axe de travail.

Découvrir notre peur d’apparaitre fragile peut être moteur de progrès. Pourquoi ? Parce que tant que nous avons peur nous n’allons pas voir ce continent-là. Un des rôles du coach est de permettre au client cette observation en créant un cadre suffisamment sécurisant pour qu’il s’y aventurer.

Rester dans la peur sans oser l’éclairer c’est ignorer une part de votre richesse  ! Ne laissez pas dans l’ombre toute une partie de votre sensibilité, qui pourrait créer une connexion avec votre audience, vos clients, vos partenaires. Vous pouvez apprendre à lui laisser une juste place, que vous choisirez en toute connaissance de cause, après l’avoir rencontrée.

 

 

 

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