Le bon stress, vous connaissez ?

Emergency Brake Aaahhh CC Flickr

Nombre de situations comportent une bonne dose d’excitation. Parfois cet afflux d’émotion nous déborde, mais nous le recherchons quand même. C’est le cas par exemple des rendez-vous longtemps attendus, des moments où l’on prend la parole devant un large auditoire, et de toutes les périodes où nous nous préparons à :

  • Une compétition sportive
  • La dernière ligne droite d’un projet professionnel
  • Un déjeuner avec le boss
  • Un examen universitaire
  • Un mariage, un voyage, une naissance…

Nous parlons volontiers de « bon stress » pour qualifier l’état de fébrilité dans lequel nous sommes à ces moments-là. C’est un ensemble d’émotions parfois inconfortables, mais qui donnent toute leur valeur à ces moments rares et précieux.

Ce stress peut même devenir délicieux. Il en est ainsi pour la majorité des gens qui tombent amoureux. En rencontrant leur nouvelle conquête, ils ressentent soudain une boule au ventre, leur rythme cardiaque s’accélère, ils peuvent rougir, bafouiller… Déroutant, certes, mais quel plaisir de vivre ces sensations ! Quelques-uns en deviennent même accros, au point de multiplier les aventures !

Mais pour d’autres, tout stress est ressenti comme insupportable. Au point qu’ils peuvent s’interdire d’avancer dans leur vie pour éviter de s’y confronter. Un étudiant brillant ne poursuivra pas ses études, déstabilisé par la nécessité de défendre son travail devant ses professeurs. Une jeune femme évitera de sortir pour ne pas prendre le risque d’une rencontre trop impliquante.

Dans ces cas, il n’y a plus de bon stress, mais une véritable souffrance. Ce n’est pas la situation qui est en jeu, c’est la réaction de la personne qui ne parvient pas à affronter sa peur.

Cela signifie qu’il n’y a pas de situation de stress en soi. Il y a une réponse de l’organisme. On peut la moduler par l’apprentissage : il est possible de mieux réagir à l’inconfort du stress pour le transformer en atout, quelque soit le moment que l’on traverse.

Même un grand timide peut prendre la parole en public par exemple. Mais il faut qu’il soit accompagné avec soin pour ne pas le mettre en situation d’échec.

A l’inverse, multiplier les tentatives en se disant que ça va passer peut être toxique. Cela risque de renforcer la réaction de stress et de l’installer durablement, comme un véritable traumatisme.

Si la gène est importante, il est donc parfois indispensable de consulter un professionnel. Contactez-moi si c’est votre cas.

 

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